«Le journalisme civique vise à fournir aux gens des possibilités d'intervention afin de les amener à agir, et encourager l'interactivité entre les journalistes et les citoyens. Il cherche à créer un dialogue avec les lecteurs, au lieu de se borner à transmettre les informations en sens unique et à inonder le public de données, comme cela se passe si souvent dans le journalisme traditionnel.»


— Jan Schaffer, directeur du Pew Center For Civic Journalism

04 juin 2009

Une loi contre les poursuites-bâillons

Mauvaise nouvelle pour certains potentats municipaux qui profitent depuis trop longtemps des failles de la loi qui leur permettent de souffler la flamme de la dissidence brandie par de simples citoyens, des groupes environnementaux et même des journalistes qui transmettent et diffusent des points de vue divergents.

Lisez la nouvelle ICI

Comment cette nouvelle loi sera-t-elle interprétée et appliquée, voilà la question.

03 juin 2009

Jeunes publicitaires adélois

Luc Millette — qui s’occupe de mon blogue mieux que moi —, souhaite attirer votre attention sur une vidéo produite par un groupe d’élèves adélois de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin dans le cadre du concours Tourne ta pub, pour la protection des forêts contre le feu!, organisé par la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Vous pouvez encourager le groupe d’élèves adélois en notant leur vidéo de 1 à 10 (idéalement 10), en cliquant ICI.

La vidéo de 57 secondes porte le titre : «Un peu de réconfort de Gabrielle Granger».

Bon visionnement et bravo aux élèves de l’école Augustin-Norbert-Morin.

20 mai 2009

Tribune libre

J'ai le plaisir de publier, à sa demande, ce commentaire de Luc Millette, l'auteur du défunt blogue carnet d'un Adélois.

«On apprenait dernièrement que le nouveau CHSLD de Sainte-Adèle se nommerait CHSLD des Hauteurs. On aurait pu faire pire comme manque d'originalité, CHSLD des Pays-d'en-Haut, CHSLD des Sommets ou encore CHSLD des Grignon. Une simple recherche sur Google nous permet de constater que l'adjectif "des hauteurs" a déjà été utilisé à toutes les sauces, dans plusieurs endroits du Québec. Pourquoi avoir choisi ce nom? Apparemment parce "qu'il existe une route qui lie la municipalité de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson à celle de Sainte-Adèle et qui porte le nom de «chemin des Hauteurs»" Wow, fallait y penser, cogiter plusieurs heures et chercher dans l'histoire profonde de la région pour trouver un tel nom. Le plus drôle, c'est que l'administration du CSSS des Pays-d'en-Haut avait pris la peine de publier un concours invitant la population à participer pour trouver ce fameux nom. Il faut croire que la quarantaine de propositions n'étaient pas au goût des cinq membres d'un obscur comité, qui a plutôt choisi de prendre le nom proposé par une personne de l'interne. Il aurait été intéressant, à mon avis, de connaître ces propositions et surtout de pouvoir donner notre avis ou préférence. Mais comme il est coutume semble-t-il dans notre région, l'élite s'est encore une fois gardé ce privilège.»

Luc Millette
Sainte-Adèle

06 mai 2009

Société de protection foncière de Sainte-Adèle

Le 17 mai prochain, à 10h, la Société de protection foncière de Sainte-Adèle (SPFSA) tiendra son assemblée annuelle au centre communautaire situé au 1200 de la rue Claude Grégoire dans le secteur Mont-Rolland.

À cette occasion, Chantal Ladouceur de la MRC des Pays-d’en-Haut, prononcera une conférence : Le Parc régional des Pays-d’en-Haut au service de la collectivité: une vision de l’avenir. Conférence qui sera précédée par une présentation de Rémi Moreau : Les fiducies et réserves naturelles: des outils de protection environnementale.

Tous sont les bienvenus et l’entrée est libre

La SPFSA est un organisme sans but lucratif et non-partisan qui poursuit activement depuis sa création, en 1991, sa mission de protéger à perpétuité les milieux naturels au bénéfice de la collectivité et des générations futures. Elle compte plus de trois-cents membres et son conseil d’administration est composé de 15 bénévoles, de gens d’affaires et de représentants de plusieurs professions, notamment des biologistes, des ingénieurs, des comptables, des courtiers d’assurances, ainsi qu’un conseiller municipal de la Ville de Sainte-Adèle.

Source : Louise Lemyre, vice-Présidente SPFSA
Tél.: 450-229-6749

27 avril 2009

Nouveau média dans les Laurentides

Collaborateurs recherchés


Récemment, j’annonçais dans ce blogue la mise en ligne prochaine d’un portail indépendant d’information en continu couvrant l’actualité laurentienne et qui intégrera certaines fonctionnalités du Web participatif. Ce nouveau site favorisera une approche axée sur le journalisme civique en offrant un contenu branché sur les préoccupations citoyennes. Il encouragera les échanges entre citoyens et élus par le parrainage d’événements, de rencontres, de conférences et de causeries portant sur les grands dossiers locaux et régionaux. Souple et évolutive, cette nouvelle plateforme s’adaptera aux besoins en information des citoyens des Laurentides tout au long de son implantation dans le milieu.

Plusieurs chroniqueurs de qualité ont déjà confirmé leur présence sur ce site. D’autres s’ajouteront bientôt.

La crise qui secoue actuellement le monde des médias traditionnels annonce l’ère des médias en ligne. Cette «révolution tranquille de l’information» à laquelle nous assistons en ce moment fait dire à Phillip Mayer, expert en évolution du journalisme : «Si je devais avoir 20 ans encore une fois, j’aimerais que ce soit aujourd’hui. Car vous allez inventer un nouveau journalisme». Selon les prévisions de Mayer, les quotidiens papier disparaîtront d’ici à 2044*. Certaines icônes des quotidiens américains songent à abandonner leur version papier au profit du web. Certains quotidiens sont déjà passés à l’action.

Le nouveau média qui sera bientôt en ligne — dont je préfère taire le nom pour l’instant — s’inscrit résolument dans cette nouvelle ère du journalisme. Plusieurs collaborateurs de grande qualité sont déjà de l’aventure. D’autres s’y grefferont bientôt. Ce nouveau média souhaite cimenter les petites communautés laurentiennes en publiant de l’information de qualité et des dossiers d'intérêt local et régional tout en accordant une place de choix aux citoyens et aux acteurs de l’actualité.

Ceux qui souhaitent participer à l’établissement et au rayonnement de cette tribune unique dans les Laurentides peuvent communiquer avec moi à l’adresse courriel suivante : aberard@facteurg.com

Le nouveau site est ouvert tant par sa forme que par son approche à toute forme de collaboration.

Nous cherchons présentement un(e) représentant(e) publicitaire qui souhaite relever un défi stimulant en participant au succès de ce projet. Le domaine de la publicité est lui aussi en mutation et les annonceurs tendent à migrer vers le web. Une commission au-dessus de celle du marché sera offerte à la personne intéressée.

Pour communiquer avec moi : aberard@facteurg.com

* Source : Le Trente, édition de février 2009

22 avril 2009

Démolition du chalet des pentes 40/80

Ce mercredi pluvieux d’avril 2009 marquera la fin d’une époque, celle des activités qui animaient le chalet des pentes 40/80. Le 3 juillet 2008, les citoyens habitant la zone limitrophe de la station de ski adéloise, une des premières au pays, apprenaient lors d’une séance spéciale du conseil municipal adélois que la nouvelle administration Descoteaux fermerait le centre de ski et procéderait à la démolition du chalet situé au pied des pentes. Bien que le maire Descoteaux avait affirmé, lors de sa campagne électorale, ne pas vouloir être le maire qui fermerait les pentes 40/80, la non-rentabilité du site et sa gestion déficitaire imposaient selon lui la fermeture du centre. Saluée par certains et décriée par d’autres, la démolition du chalet tire définitivement un trait sur une belle époque du patrimoine adélois.

La démolition en photos:




Photos: André Bérard

03 avril 2009

Parc Dufresne à Val-David: un citoyen s'exprime

[Jean Pierre Charce, un lecteur de ce carnet, m'a fait parvenir une lettre ouverte à propos du parc régional Dufresne, un dossier qui fait régulièrement la manchette. Blogue-Notes offre sa plateforme à tous les citoyens qui souhaitent s'exprimer librement. Seule exigence: les textes des auteurs doivent être signés.]


Je me souviens…

On parle de nouveau beaucoup du parc Dufresne ces temps-ci, de ses querelles de clochers et de ses «non-dits », du manque de transparence entourant certains actes et des réels enjeux qui se profilent à l’horizon. Je me souviens, à une époque pas si lointaine – Guindonville était devenu poussière et gravas –, d’une certaine discussion avec quelques ardents défenseurs du projet qui me tenaient ce langage : «Vous comprenez monsieur, dans la vie il faut parfois savoir se sacrifier pour le bien-être de sa communauté et de ses descendants».

Je restais sceptique, demeurant convaincu que la cause environnementale devait inévitablement passer par le respect des résidents des lieux, mais leur accordais tout de même le bénéfice du doute. Toutefois, en observant ce qui se passe aujourd’hui dans notre «monde à part», je me remémore l’acte de bravoure d’une certaine dame (qui se reconnaîtra sans doute), une visionnaire, en quelque sorte. Elle avait osé s’opposer et dénoncer publiquement certaines malversations entourant le projet de stationnement ainsi que celui du parc : cet engagement lui a coûté cher, car toute vérité n'est pas bonne à dire, semble-t-il. Je me souviens d’un couple de personnes âgées rencontrées récemment, natifs du village de surcroît, qui ont rebroussé chemin lorsqu'on leur a demandé de payer pour prendre une marche dans ce qu’il croyait être leur parc. Une autre personne croisée par hasard, qui se promenait nonchalamment son vélo à la main, s'est vue obligée de quitter les lieux, car son V.T.T n'était soi-disant pas dans les normes, d’autres encore à qui l’on a refusé l’autorisation d’escalade, car sans doute ne faisaient-ils pas partie de la bonne école. Et ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres. Je me pose la question suivante : faut-il avoir la panoplie complète du parfait randonneur et posséder un portefeuille plus que garni pour avoir accès à notre parc ?

Il me semble que les taxes que nous payons en tant que résidents devraient suffire amplement à s’acquitter de ces frais. Je pense alors au conte philosophique célèbre d’Antoine de Saint-Exupéry : le Petit Prince, parmi les nombreux personnages rencontrés lors de son périple galactique, a fait la connaissance d’un businessman. Celui-ci passait le plus clair de son temps à comptabiliser des étoiles qu’il ne cessait d’accumuler sans répit. Intrigué par ce comportement étrange, le Petit Prince se disait qu’elles n’appartenaient pourtant à personne, toutes ces étoiles. Justement, rétorquait l’homme d’affaires, elles ne sont à personne, donc elles sont à moi. Mais que faites-vous donc avec ces milliers d’étoiles? demandait encore le garçon. Je les possède, un point c’est tout. Et s’il venait à l’esprit du Petit Prince de visiter la planète «parc Dufresne», ne serait-il pas étonné de constater combien les idéaux écologiques des premiers jours ont cédé la place à des motivations apparemment plus mercantiles que philanthropes?

Jean-Pierre Charce
Val David

31 mars 2009

Immobilisme ou écœurement?

J’avais récemment une discussion fort intéressante sur l’immobilisme avec quelques amis. Je m’apprêtais à écrire un billet sur le sujet, mais voilà que je suis doublé par le Vieux Henri qui nous livre un texte bien senti sur la question.

Il serait intéressant d’analyser d’un point de vue sociologique ce courant d’opposition citoyenne à tout projet d’envergure. Assistons-nous à une redéfinition collective du développement, de l’innovation et du progrès, où au contraire, à la progression d’un manque de vision endémique ? La confiance des citoyens envers les élus, les organismes et les développeurs, s’est-elle à ce point effritée que l’on préfère, par prudence, s’opposer systématiquement à tout projet ? Sommes-nous à ce point enlisés dans le consensus mou que toute initiative s’épuise en consultations, en études et en discussions pour finalement mourir dans l’œuf ?

Somme-nous, collectivement, à développer un esprit plus critique ou plus cynique ?

Au-delà du syndrome bien réel du «pas dans ma cour», peut-être assistons-nous en effet à l’émergence d’un esprit plus critique envers les propositions des développeurs. C’est du moins une hypothèse à explorer. La mauvaise gestion, les dépassements de coûts, l’incompétence des intervenants, les «enveloppes brunes» et le manque de transparence ont peut-être poussé les citoyens à adopter une attitude de méfiance parfois excessive. Les promesses ne suffisent plus, les résultats doivent être au rendez-vous.

À quoi s’opposent au juste les citoyens ? À la nature d’un projet, ou aux méthodes de gestion et de mise en œuvre ? La question se pose, car souvent, le projet annoncé n’est pas celui qui est livré. La crise économique qui sévit actuellement, particulièrement aux États-Unis, démontre bien que certains modèles économiques mènent à un échec couteux et socialement inacceptable. Plusieurs credos de l’économie devront être revue et corrigés.

Dans ce contexte, devons nous parler d’immobilisme ou d’écœurement ?

20 mars 2009

Il est grand le mystère de la mauvaise foi

Herr Ratzinger, alias Benoit XVI, deviendrait-il un vecteur du sida en Afrique en accréditant des croyances plutôt que des faits? Le successeur de saint Pierre, qui a un lien trouble avec les préservatifs, soutient que l’abstinence et la fidélité entre les partenaires sont préférables aux préservatifs dans la lutte pour endiguer la pandémie de sida en Afrique. Il en rajoute en affirmant qu’ils pouvaient même l’aggraver. Le continent noir, pourtant déjà durement éprouvé par la pauvreté, les fléaux, les conflits, les exactions et les catastrophes de toutes sortes, avait-il vraiment besoin de la visite de ce messager porteur de mythes et de légendes?

Yannik Villedieu écrit dans son carnet: «Depuis plus d'un quart de siècle que le virus de l'immunodéficience humaine, le VIH, a commencé à faire ses ravages, le seul moyen de prévention qu'on ait trouvé est le préservatif. On a fait la preuve que le petit bidule de latex protège efficacement contre la transmission du virus. Que des campagnes de promotion du préservatif permettent de ralentir la propagation de la maladie. Et que la distribution de préservatifs n'a pas pour effet de diminuer l'âge des premières relations sexuelles, ni d'augmenter le nombre des partenaires».

C’est une question de fait et non de croyance. En tentant de convaincre les populations africaines du contraire, Herr Ratzinger risque fort d’empirer la situation. Ses propos témoignent également de sa méconnaissance des mœurs sexuelles de ce continent en croyant naïvement que les Africains s’abstiendront et seront fidèles, simplement parce que le pape le leur commande. Il y a seulement quelques années, certains Africains habitant de petits villages croyaient échapper à la maladie en lavant leurs organes génitaux avec de l’acide à batterie. L’éducation et l’utilisation des préservatifs sont l’une des clés de la lutte contre le sida en Afrique. Ce n’est pas le cas des élucubrations du saint pitre.

Les chefs spirituels, gourous, magistères, pandits, pasteurs et «sages» de ce monde font davantage de dégâts que toutes les maladies réunies.

Photomontage : Dominique Beauregard

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18 mars 2009

Séance Académie

C’est le seul titre qui colle à ce à quoi j’ai assisté hier lors de la télédiffusion de la séance du conseil municipal adélois. Un retour en arrière qui rappelle étrangement un court et néanmoins troublant épisode du feuilleton politique adélois, celui de Marlène Houle, cette mairesse suppléante dont le «style» ne passait pas et qui visiblement faisait office de «chair à élections» sacrifié par une boîte de relations publiques et une autre d’avocats qui toutes deux flairaient le pactole.

Le maire Descoteaux marche dans les traces de la suppléante déchue qu’il a si férocement dénoncée au cours d’un débat organisé par la chambre de commerce de Sainte-Adèle. Il frise carrément l’impolitesse en pilonnant les citoyens avec son «quelle est votre question ?» qui revient comme une rengaine alors que ces derniers tentent simplement de faire un préambule décent à leurs questions. Une manie agaçante, destinée à presser, à intimider, volontairement ou non, et surtout, une approche qui vise à décontenancer le citoyen qui tente de s’exprimer. Et ça fonctionne, car parfois, de guerre lasse, certains d’entre eux préfèrent abandonner et retournent à leur place sans avoir posé convenablement leur question. Tous ne sont pas égaux devant un micro, le rôle d’une administration municipale n’est sûrement pas d’enfoncer ceux qui, peut-être malhabilement, tentent de contribuer à la démocratie participative. De leur côté, les citoyens seraient en droit de pilonner les élus à leur tour avec la question suivante: quelle est votre réponse, quelle est votre réponse ? Car des réponses, il n’y en a pas. Ou si peu.

Une autre méthode douteuse qui semble être une tendance marquée chez le maire Descoteaux est d’inviter le citoyen qui pose une question d’intérêt public à appeler à la Ville pour connaître la réponse. Nous savons que la plupart du temps, le citoyen n’appellera pas. Et si, d’aventure, il s’y risque, il aboutira probablement dans une boîte vocale. Ou encore, on lui dira, comme c’était le cas hier, qu’on lui a laissé un message, alors que le citoyen affirme qu’il n’a ni répondeur, ni boîte vocale et se demande bien à qui l’on a bien pu s’adresser dans ce message. Une façon plus ou moins habile de noyer le poisson.

L’Équipe Descoteaux, récemment enregistrée auprès du directeur général des élections (DGE), semble perdre des plumes et surtout des appuis et ne compte pour l’instant que la conseillère Nicole Durand. Ainsi, le conseiller Mainville, qui faisait pourtant partie de l’équipe Descoteaux lors des dernières élections partielles, ne sera pas membre de l'équipe du maire aux élections de l'automne prochain, pas plus que Gabriel D. Latour, André Lamarche et Gary Quenneville. Des conseillers qui avaient pourtant affirmé leur allégeance au nouveau maire au lendemain des élections partielles de février 2008. Une source digne de foi indiquait récemment qu’il y avait d’importantes dissensions au sein du conseil adélois, et ce, depuis le début. Le peu d’appuis exprimé à la nouvelle équipe Descoteaux semble le confirmer. Il ne serait pas étonnant d'apprendre que plusieurs conseillers mettront fin à leur carrière politique

La dernière séance du conseil municipal traduit bien l’improvisation qui règne au sein de cette équipe qui s’effiloche. Mal préparé, visiblement dépassé par les dossiers, malhabile dans ses interventions avec les citoyens et adoptant une attitude hautaine, le maire Descoteaux devra rendre des comptes à la population dès l’automne prochain. Les dossiers prioritaires qui figuraient à son programme électoral n’ont pas bougé d’un iota. L’affaire Lupien stagne, les taxes augmentent sans que l’on puisse l’expliquer convenablement à la population et la Rolland s’enlise. Le maire qui imposait une condition de résultats au financement de la chambre de commerce de Sainte-Adèle devra bientôt dresser son propre bilan, qui jusqu’à maintenant, n’a rien de reluisant.

Le moment le plus troublant de cette séance fut quand Éric Veilleux, président de l’entreprise Mærix situé dans le parc d’affaires La Rolland, s’est présenté au micro. M. Veilleux est poursuivi par la corporation d’affaires La Rolland depuis 2004. Il a dû dépenser près de 75 000 $ en frais d’avocats. Il est raisonnable de croire que la Ville a déboursé une semblable somme dans ce dossier. La question, fort simple, que l’entrepreneur a adressée aux élus est la suivante : «Savez-vous pourquoi vous me poursuivez ?» Après un lourd silence et un échange de regards entre les élus, la réponse est finalement tombée de la bouche du conseiller Latour, seul membre du conseil qui était en poste en 2004 : «Plutôt que de dire des niaiseries et de dire n’importe quoi, la réponse est non, j’en ai aucune idée».

Cette réponse du conseiller Latour a le mérite d’être honnête, mais soulève toutefois nombre de questions à propos des autres dossiers judiciarisés impliquant la Ville de Sainte-Adèle : l’affaire Lupien, le dossier de l’antenne Rogers, etc.

Pour plusieurs observateurs, l’élection du maire Descoteaux et de son équipe n’a rien changé à la gestion de Sainte-Adèle. Certains affirment même que les dossiers jugés prioritaires par le maire s’enlisent davantage. L’attitude hautaine du maire et de son équipe est fortement décriée au sein de la population adéloise et fait l’objet de la plupart des commentaires qui me sont communiqués.

À Séance Académie, plusieurs sont en danger

12 mars 2009

Le restaurant Angkor-Bangkok rasé par les flammes

[MISE À JOUR À LA FIN DU BILLET]

Vers 2 heures dans la nuit de mardi à mercredi dernier, un incendie a dévasté le restaurant Angkor-Bangkok ainsi que l’hôtel situé aux étages et d’autres petits commerces. Une fuite de gaz serait à l’origine de l’incendie. Plusieurs témoins disent avoir entendu une forte déflagration juste avant l’apparition des premières flammes. Les pompiers de Sainte-Adèle ont dû faire appel à leurs collègues des villes avoisinantes pour maîtriser l’incendie. Douze heures plus tard, de la fumée s’échappait toujours des décombres de la bâtisse âgée de 125 ans et située à l'angle de la rue Morin et du boulevard Sainte-Adèle. Plusieurs Adélois qui assistaient à la scène étaient manifestement attristés de voir disparaître un autre morceau du patrimoine adélois.

Certains badauds exprimaient leurs craintes de voir apparaître des stationnements sur le site, puisque certains commerces attenants, notamment le cinéma Pine et le restaurant Spago, ont à plusieurs reprises revendiqué plus de cases de stationnements. D’autres souhaitent que dans l’éventualité d’une reconstruction, les nouveaux plans s’inspireront de l’architecture du restaurant la Farandole, situé juste en face, et qui, de l’avis général, est une véritable réussite.

Les photos :



























MISE À JOUR

Luc Millette, auteur du défunt blogue Carnet d'un Adélois m'a fait parvenir les deux clichés suivants, tiré de ses archives photographiques personnelles, afin que les lecteurs puissent voir la bâtisse telle qu'elle était en 1948 — à l'époque de l'Hôtel Laliberté — et quelques années avant l'incendie de cette semaine.











Photos: gracieuseté de Luc Millette



Photos: Dominique Beauregard, André Bérard

06 mars 2009

Complexe communautaire régional


Quand un citoyen adélois passe à l'action


Réginald Breton, un septuagénaire adélois, fait mentir tous ceux qui soutiennent que les retraités n’aspirent qu’à couler une vie douce et tranquille loin de l’agitation de leur communauté. L’homme, qui se qualifie de «pionnier de la Côte-Nord», a œuvré dans le domaine des communications, notamment en téléphonie. Il fut également fonctionnaire au ministère des Communications durant quatre ans pour ensuite se lancer dans le commerce et dans l’édition d’un hebdomadaire, le Commerce régional Portneuf.

Passionné par le développement économique, Réginald Breton, dont les cartons regorgent de projets et d’idées pour sa communauté, souhaite aujourd’hui présenter à la population laurentienne un projet régional de complexe communautaire qui, espère-t-il, saura soulever l’enthousiasme des développeurs régionaux et «mobiliser les retraités qui ont d’énormes compétences et qui sont intéressés à mettre leur savoir-faire au service de la région dans le cadre d’un projet qui se veut rassembleur».

Prenant des allures d’un garde-à-vous lancé à toute une région, la démarche de Réginald Breton ne manque pas de panache. Elle s’inspire en fait d’un projet ontarien de complexe communautaire regroupant deux arénas, une bibliothèque, des gymnases, des piscines et des salles de conférence. L’Adélois soutient qu’il faut voir grand et adopter une vision régionale pour ce type de projet d’envergure: «Le maire de Saint-Sauveur veut construire une piscine de plusieurs millions, celui de Sainte-Adèle veut construire une bibliothèque de 3 millions $ alors qu’à Piedmont, on projette de se doter d’une salle de spectacle qui coûtera elle aussi plusieurs millions de dollars…» Réginald Breton se dit attristé de constater que tous travaillent en circuit fermé sur des projets qui totalisent, estime-t-il, des investissements de plus de 10 millions $: «Pourquoi penser petit alors qu’ensemble, à une échelle régionale, nous pouvons devenir beaucoup plus puissants?», ajoute-t-il.

L’Adélois lance un appel à tous. Il veut mobiliser les troupes afin de constituer un comité qui s’occupera d’organiser et de réaliser ce projet d’envergure qui, estime-t-il, s’élèvera à plus de 30 millions $. Il compte recruter dans la «force vive des retraités» de la région, paraphrasant ainsi Yannik Lemay, candidat adélois aux élections municipales de 2009, qui récemment lançait un appel dans Accès à l’implication de ces citoyens expérimentés qui représentent une force en dormance. À cette fin, l’idéateur du projet a dressé une liste précise des compétences recherchées pour la création du comité (voir plus bas). Le projet s’inscrirait dans le cadre des partenariats public-privé (PPP). Selon son concepteur, ce centre communautaire régional deviendrait rapidement un pôle d’activités important dont les retombées économiques, sociales et culturelles, seraient considérables pour la région. Il est vrai qu’aucun centre de cette nature n’existe dans la MRC des Pays-d’en-Haut et que le manque d’arénas est décrié par plusieurs. Organisation d’événements sportifs, de conférences à saveur régionale, lieux de culture et d’activité physique, le projet proposé par ce citoyen adélois renferme beaucoup d’ingrédients prometteurs pour le développement local et régional.

Réginald Breton, dont l’enthousiasme et la détermination sont contagieux, offrira ses services, son expérience et ses compétences gratuitement, pour le bien de sa région. Il souhaite travailler de concert avec les intervenants, les partenaires et les décideurs locaux et régionaux.

Les personnes qui souhaitent en savoir plus ou qui aimeraient participer à l’aventure peuvent communiquer avec Réginald Breton au 450-229-7106.

Les compétences recherchées:
  • Spécialistes en activités sportives
  • Fiscalistes
  • Comptables agréés
  • Ingénieurs en structure
  • Architectes
  • Ingénieurs civils
  • Spécialistes en marketing
  • Spécialistes en campagnes de financement
  • Négociateurs professionnels
  • Lobbyistes

Texte: André Bérard, publié dans Accès édition du 6 mars 2009
Photo: courtoisie journal Accès


04 mars 2009

Demandes spéciales

Je suis en ce moment très pris par la mise en ligne prochaine d’un nouveau média. Je n’ai donc pas beaucoup de temps pour alimenter ce blogue qui me tient pourtant à cœur. Cependant, des citoyens veillent au grain et me communiquent des sujets dans l’espoir qu’ils se retrouvent ici.

Voici donc trois «flashs» qui proviennent de lecteurs adélois.

Bienvenue à la façon Sainte-Adèle

Que l’on aime ou que l’on déteste Star Académie, il n’en reste pas moins que beaucoup d’Adélois éprouvent une certaine fierté du fait que cette populaire émission ait ses quartiers à Sainte-Adèle. De fait, plusieurs villes seraient heureuses d’accueillir ce phénomène télévisuel. Afin de souhaiter la bienvenue aux académiciens, on a placé à l’entrée sud de la ville une bannière visiblement installée à la sauvette sur une structure en bois chancelante qui ne doit pas respecter la réglementation municipale en matière d’affichage. Or, depuis plusieurs semaines, l’affiche a entrepris une lente et inexorable chute sous le regard impassible de ceux qui l’ont installé. Plusieurs Adélois estiment que cette bannière déglinguée offre un bien triste spectacle et projette une image négative de Sainte-Adèle. Plutôt que d’imposer cette chose qui choque l’œil, pourquoi ne pas simplement la retirer ?

Montmartre en hiver [prise 2]

Pratiquement à la même date l’an dernier, je publiais ce billet. Un an plus tard, le problème persiste et s’aggrave, comme le montre cette photo où l’on voit que la chute de glace a cette fois emporté la balustrade d’un balcon. Vice de conception ? De toute évidence, le style Montmartre s’accommode mal de notre climat nordique. Peut-être le bâtiment, conscient de sa laideur ou plutôt de son incongruité dans le paysage laurentien, tente-t-il de s’autodétruire ?






Sainte-Adèle à vendre ?


Bien avant que l’on parle de la crise économique, plusieurs Adélois disaient observer une augmentation du nombre d’affiches «maison à vendre». J’ai moi-même noté la chose. Une conséquence des hausses de taxes municipales matraques ? Rappelons que le maire Descoteaux avait, durant la dernière campagne électorale, affirmé qu’un groupe d’experts qu’il avait consulté était formel : rien ne pouvait expliquer une telle hausse de taxes (les chiffres diffèrent selon les sources, mais la moyenne tourne autour de 20 %, si je ne m’abuse). J’ai la citation quelque part dans mes archives. Plusieurs sont impatients d’entendre les explications du maire à ce sujet.



Voilà qui fait le tour des «demandes spéciales».

Photos : André Bérard

03 mars 2009

Planète Terre


Récemment, j’ai reçu en cadeau le coffret de la série Planète Terre, un documentaire de la BBC qui fut diffusé il y a environ un an sur les ondes de Radio-Canada dans le cadre de l’émission Découverte. J’avais à l’époque tenté de suivre assidument cette série, sans succès. Le coffret m’a permis de me plonger dans ce documentaire unique, émouvant par la splendeur à coupé le souffle des images de notre petit caillou bleu et blanc perdu dans l’immensité froide et hostile de l’espace. Ce refuge unique, où la vie s’épanouit sous une couche de gaz ténue, notre atmosphère, barrière fragile qui nous sépare du gouffre.

Si vous achetez cette série — ce que je vous recommande de faire sans plus tarder —, vous finirez, comme moi, par insérer le dernier disque de la série dans votre lecteur. Le disque qui vient mettre un bémol à toute cette beauté. Trois reportages massue qui frappent là où ça fait mal. Mais pas assez, semble-t-il, puisque nous persistons en tant qu’espèce dominante à agir comme une bactérie sur un organisme qui s’affaiblit. L’édifice de la vie s’effrite à mesure que les briques qui en assurent la solidité se fragilisent, agonisent puis disparaissent. Je me souviens d’une série de fascicules à assembler qui décrivait la faune africaine et que je m’appliquais à collectionner alors que j’avais environ dix ans. Lorsque que nous recevions de la visite, je sortais fièrement cette grosse reliure rouge où il était écrit «Afrique» en lettres d’or. J’éprouvais un vif plaisir à faire découvrir les mystères de ce continent à mes interlocuteurs. L’Afrique décrite dans ces pages de papier glacé semblait éternelle avec ses lions, girafes et rhinocéros. Aujourd’hui, à 47 ans, je réalise que je serais vraisemblablement témoin de la disparition de la plupart des espèces répertoriées dans ce livre qui aujourd’hui prend des allures d’album souvenir.

C’est désolant.

Je retiens des trois documentaires les éléments suivants :

  • Les modèles économiques sont iniques.
  • La pauvreté, l’analphabétisme et la mauvaise distribution des richesses participent à la dégradation de l’environnement.
  • Paradoxalement, la croissance démographique débridée est un facteur de la disparition possible de notre espèce.
  • Il devient urgent de revoir le concept global de croissance qui est un cul-de-sac.
  • Il existe des solutions simples.

07 février 2009

À mes lecteurs

Voici ce qui explique mon silence radio depuis plusieurs semaines :

Je travaille en ce moment sur la mise en ligne d’un portail indépendant d’information en continu, couvrant l’actualité laurentienne et qui intégrera certaines fonctionnalités du web participatif. Ce nouveau site favorisera une approche axée sur le journalisme civique en offrant un contenu branché sur les préoccupations citoyennes. Il encouragera les échanges entre citoyens et élus par le parrainage d’événements, de rencontres, de conférences et de causeries portant sur les grands dossiers locaux et régionaux. Souple et évolutive, cette nouvelle plateforme s’adaptera aux besoins en informations des citoyens des Laurentides tout au long de son implantation dans le milieu.

Plusieurs chroniqueurs de qualité ont déjà confirmé leur présence sur ce site. D’autres s’ajouteront bientôt.

Je m’excuse auprès des lecteurs de Blogue-Notes de mon manque d’assiduité dans ce carnet, mais je vous assure que c’est pour la bonne cause.

André Bérard