La confusion des genres
Dans son bulletin du 15 décembre dernier, la Chambre de commerce de Sainte-Adèle nous annonce la venue prochaine d’un site internet qui regroupera «toutes les instances de Sainte-Adèle, dont la Ville et la Chambre de commerce». Il me semble que l'on franchit ici, une fois de plus, une frontière que la ville comme palier de gouvernement local ne devrait pas franchir.
Je ne conteste pas la légitimité de la Chambre de commerce. Je ne conteste pas non plus sa volonté de faire la promotion du commerce et de ses membres.
Mais je suis souverainement en désaccord avec plusieurs positions de la Chambre; que ce soit la privatisation du réseau de la santé ou même un certain type de développement du territoire adélois.
Comme gouvernement municipal la ville doit garder une distance raisonnable envers les groupes de lobbyistes. Croyez-vous vraiment qu’un tel site pourrait accueillir à bras ouvert le Conseil central des Laurentides CSN?
Pourtant, le Conseil central CSN représente les employés de la Ville, ceux du Métro Chèvrefils, du IGA, les professionnels et les employées de bureau du CLSC,les ambulanciers para-médics, les chauffeurs d’autobus scolaire de La Diligence ,les employées de soutien des écoles primaires et secondaires.
Quand on pose la question sous cet angle, on voit bien que cela n’a pas de bon sens. Comme gouvernement municipal, la Ville ne s’associera pas avec la CSN Laurentides. Pas plus, à mon sens, qu’elle ne devrait s’associer avec une association de marchands et de gens d’affaires.
Mesdames et Messieurs les élus, gardez-vous une petite gêne! Et dites-vous bien que ce que vous vous apprêtez à faire ce n’est pas de la convergence, mais cela ressemble de plus en plus à du copinage
Pierre Morabito
Citoyen de Sainte-Adèle
«Le journalisme civique vise à fournir aux gens des possibilités d'intervention afin de les amener à agir, et encourager l'interactivité entre les journalistes et les citoyens. Il cherche à créer un dialogue avec les lecteurs, au lieu de se borner à transmettre les informations en sens unique et à inonder le public de données, comme cela se passe si souvent dans le journalisme traditionnel.»
— Jan Schaffer, directeur du Pew Center For Civic Journalism
18 décembre 2008
Municipalité et chambre de commerce: copinage?
Blogue-Notes a toujours consenti à laisser la parole à quiconque souhaite s’exprimer dans ses pages. Seule condition : les articles doivent être signés. Pierre Morabito, qui fut candidat à un poste de conseiller municipal lors des élections partielles de février dernier, nous livre ce qui suit.
Libellés :
Chambre de commerce,
Commentaires de lecteurs,
Opinion,
Réflexion
10 décembre 2008
Le Lion du Nord est-il mort ?

C’est le titre qui accompagnait cette caricature de Claude-Henri Grignon, exécutée par Marcel Gagnon pour le compte du Journal des Pays-d’en-Haut le 10 février 1968.
Beaucoup ignorent que Claude-Henri Grignon est l’un des fondateurs du journal des Pays-d’en-Haut (qui s’écrivait à l’époque sans tirets) et encore moins qu’il rédigeait un éditorial dans les pages de cet hebdomadaire. Marcel Gagnon nous explique les circonstances qui ont mené à la publication de sa caricature : « Aussi loin que je me souvienne, les arts visuels ont été mon mode d'expression de prédilection. Sur les bancs d'école, au lieu d'écouter, j'observais plutôt, de telle sorte que je dessinais sans relâche professeurs et élèves.
Au début 68 (j'avais 25 ans), je m'étais amusé à caricaturer Claude-Henri Grignon, personnage que j'admirais beaucoup parce qu'il était hors norme et un pionnier dans son genre! De fil en aiguille, ce croquis est tombé entre les mains de Georges Galipeau, alors rédacteur en chef du Journal des Pays-d'en-Haut, je crois bien. Il m'en a acheté les droits pour publication le 10 février 1968 sous le titre “Le lion du Nord est-il mort ?” Georges Galipeau connaissait le caractère bouillant et légendaire de Claude-Henri Grignon et profitait de mon dessin pour lui tirer la pipe publiquement.
Par la suite, j'ai continué ma collaboration comme caricaturiste-pigiste durant environ un an pour le journal des Pays-d’en-Haut et aussi à l'occasion pour l'Écho du Nord où ma caricature d'Hubert Murray, député de l'Union Nationale, s'était retrouvée à la une le 26 février 1969. Par la suite, j’ai déménagé à Montréal cessant par le fait même mes activités dans la région. »
J’ajoute cette caricature à ma collection Claude-Henri Grignon. Je tiens à remercier Marcel Gagnon pour cet apport qui, à sa façon, fait partie de l’histoire de Sainte-Adèle.
Marcel Gagnon, artiste-peintre et lecteur de ce blogue, habite aujourd’hui dans la belle région du Mont-Saint-Hilaire. En plus de son site, il tient également le blogue ARTUM portant sur l’actualité artistique du Mont-Saint-Hilaire.
09 décembre 2008
Victoire écrasante de Claude Cousineau dans Bertrand
Je suis particulièrement heureux de la victoire écrasante de Claude Cousineau dans la circonscription de Bertrand. Ce politicien «dépareillé» est aussi un homme d’une grande qualité. Bravo à toute son équipe pour cette belle victoire !Dans plusieurs dossiers adélois, Claude Cousineau s’est révélé être un député compétent, très accessible et à l’écoute. Rappelons que dans le cadre du dossier Lupien, Claude Cousineau avait offert ses talents de conciliateur à l’Administration adéloise. Offre malheureusement refusée par la mairesse suppléante de l’époque : Marlène Houle. Au pire de la crise politique adéloise, Claude Cousineau avait également offert d’épauler l’Administration qui coulait. Je sais également que le député de Bertrand fut le seul politicien de la région qui, de sa propre initiative, a rencontré Nicole Tardif, propriétaire des Moulées du Nord, à propos de la menace d’expropriation absurde qui planait au-dessus de son commerce dans le cadre du projet improvisé de revitalisation du centre-ville adélois. Claude Descoteaux, maire de Sainte-Adèle, dont l’emploi du temps est sans nul doute beaucoup plus léger que celui d’un député, n’a pas, quant à lui, daigné se présenter au commerce. Lorsque l’on compare les deux approches…
Encore une fois bravo à Claude Cousineau et à son équipe.
30 novembre 2008
Appel à tous: adoption ou euthanasie
Hier, ma belle-mère a trouvé ce petit chaton d'environ deux mois miaulant à sa porte. Visiblement affaibli par le froid et la faim, il s'est jeté sur la nourriture qu'elle lui a offerte. Une tournée chez les voisins n'a pas permis de trouver le propriétaire de l'orphelin. Ma belle-mère possède déjà deux chats. Souffrant d'allergie sévère au chat, je ne peux moi-même l'adopter, à mon plus grand regret. Qu'adviendra-t-il de cette petite boule de poils? Le confier à la SPA? C’est l'euthanasie assurée. Alors, je lance un appel à tous afin de trouver une famille d'accueil à ce petit chaton qui se révèle être très tranquille, affectueux et visiblement habitué à la litière. S'il vous plait, faites circuler cet appel à tous dans vos réseaux de contacts. Je m'engage à aller «livrer» le petit squatteur à quiconque voudra l'adopter.Les personnes intéressées peuvent m'écrire ICI
24 novembre 2008
La liberté d’expression s’enlise dans les nids-de-poules à Mascouche
Richard Marcotte, maire de Mascouche, n'aime pas que ses citoyens critiquent son administration sur Internet. En septembre dernier, Jean-Daniel Cossette, citoyen et commerçant de la ville, recevait une mise en demeure l’intimant de retirer des commentaires et une vidéo utilisant le slogan et le logo de la Ville, qu’il avait mise en ligne sur Espace Canoë.
Le document montrant des nids-de-poule, avec en arrière-plan la chanson Y a donc ben des mongols de François Pérusse, est jugé «calomnieux» par le maire et ses avocats. En dépit du retrait de la vidéo, le 14 novembre suivant, Jean-Daniel Cossette recevait une autre missive de l’avocat qui cette fois lui accordait cinq jours pour retirer du site Web tout «propos diffamatoire » visant la Ville, le maire Richard Marcotte ou son administration, sans quoi, des «mesures qui s’imposent» seraient prises.
Jean-Daniel Cossette, qui est également le directeur général de Point du Jour Aviation, s’estime brimé dans sa liberté d’expression et n’a pas l’intention de retirer ses commentaires. Depuis huit ans, les commerçants du secteur se battent afin que la Ville répare la rue qui mène à l’aéroport.
Le parti d’opposition dénonce la manœuvre du maire Marcotte. Serge Hamelin, candidat à la mairie, estime qu’il s’agit d’une «atteinte à la démocratie».
Source: Cyberpresse
Lire aussi : SOS-Démocratie Ste-Anne de Bellevue
Le document montrant des nids-de-poule, avec en arrière-plan la chanson Y a donc ben des mongols de François Pérusse, est jugé «calomnieux» par le maire et ses avocats. En dépit du retrait de la vidéo, le 14 novembre suivant, Jean-Daniel Cossette recevait une autre missive de l’avocat qui cette fois lui accordait cinq jours pour retirer du site Web tout «propos diffamatoire » visant la Ville, le maire Richard Marcotte ou son administration, sans quoi, des «mesures qui s’imposent» seraient prises.
Jean-Daniel Cossette, qui est également le directeur général de Point du Jour Aviation, s’estime brimé dans sa liberté d’expression et n’a pas l’intention de retirer ses commentaires. Depuis huit ans, les commerçants du secteur se battent afin que la Ville répare la rue qui mène à l’aéroport.
Le parti d’opposition dénonce la manœuvre du maire Marcotte. Serge Hamelin, candidat à la mairie, estime qu’il s’agit d’une «atteinte à la démocratie».
Source: Cyberpresse
Lire aussi : SOS-Démocratie Ste-Anne de Bellevue
18 novembre 2008
Séance du conseil agitée
Hier s'est tenue une séance du conseil qui, me dit-on, fut fort agitée. On me dit que le maire a mis fin à la séance, que Cogeco aurait coupé le son durant la télédiffusion afin d'empêcher les téléspectateurs d'entendre ce qui se disait dans la salle. Malheureusement, je ne pouvais être présent à cette séance. J'invite donc ceux et celles qui ont assisté à cette séance à nous faire le compte rendu de cette soirée prétendument houleuse.
17 novembre 2008
Un grand retour!
«Un an d’absence. Quelle histoire qu’aura été la mienne au cours de cette dernière année. Est-ce un retour de votre humble chroniqueur? Je tente l’expérience. Après tout, même Céline aura connu des sabbatiques... Après la lecture de ce qui suit, aucun d'entre-vous n'entretiendra à mon égard quelque reproche que ce soit suite à mes silences.»
— Omo-Erectus
Omo-Erectus est de retour. Il y a un an, ce membre de la tribu des blogueurs avait soudainement disparu, comme ça, sans signes avant-coureurs annonçant l'évanouissement de son signal. Que lui est-il réellement arrivé? Le maître des circonlocutions reste très discret sur les véritables raisons qui expliquent cette (trop) longue absence. Je me réjouis simplement de son retour, car cet homme tiré des glaces m'a un jour rendu un énorme service. Je lui dois une fière chandelle que suis maintenant heureux d'allumer pour célébrer son retour et non en mémoire de sa disparition.
Rebienvenue, ami virtuel.
— Omo-Erectus
Omo-Erectus est de retour. Il y a un an, ce membre de la tribu des blogueurs avait soudainement disparu, comme ça, sans signes avant-coureurs annonçant l'évanouissement de son signal. Que lui est-il réellement arrivé? Le maître des circonlocutions reste très discret sur les véritables raisons qui expliquent cette (trop) longue absence. Je me réjouis simplement de son retour, car cet homme tiré des glaces m'a un jour rendu un énorme service. Je lui dois une fière chandelle que suis maintenant heureux d'allumer pour célébrer son retour et non en mémoire de sa disparition.Rebienvenue, ami virtuel.
13 novembre 2008
Nouvelles des condos Delacroix
Dans un proche avenir, l’entrée de la ville de Sainte-Adèle sera donc, selon toute vraisemblance, flanquée d’un côté du nouveau CHSLD et de l’autre du méga projet de condos Delacroix. De quoi faire grincer des dents ceux qui se soucient de la protection du paysage et faire saliver ceux qui voient en ces projets une avancée du progrès à Sainte-Adèle.
05 novembre 2008
«Oui, le journalisme est malade»
En naviguant du côté de Michel Dumais, j'ai eu le plaisir de visionner cette vidéo du journaliste Jean-Claude Guillebaud durant laquelle il partage ses réflexions sur le métier de journaliste. Un incontournable.
29 octobre 2008
Des mots «recherchés»
Je m’étonne toujours de lire les mots-clés entrés dans les différents fureteurs et qui mènent à ce carnet. Dernièrement, ma copine s’est amusée à les répertorier. Le fruit de ses recherches laisse pour le moins songeur, pas seulement à cause des mots qui ont mené jusqu’à ce blogue, mais surtout à cause de la nature des recherches effectuées par certains Internautes. Voici quelques exemples :
Rien d'autre à ajouter
Rien d'autre à ajouter
15 octobre 2008
Un silence qui s'explique
Si je suis si silencieux depuis une semaine, c’est que je travaille à la rédaction d’un cahier spécial qui soulignera le 75e anniversaire de la publication du roman Un homme et son péché, de Claude-Henri Grignon. J’ai l’immense honneur de cosigner ce cahier avec Pierre Grignon, petit-neveu du célèbre auteur et ancien maire de Sainte-Adèle. Une certaine Fabienne Larouche a également généreusement accepté de produire un texte dans le cadre de ce projet.
Le cahier paraîtra dans la prochaine édition du journal Accès.
Le cahier paraîtra dans la prochaine édition du journal Accès.
10 octobre 2008
Week-end de l'Action de grâce
Ce week-end, je serai à la Féerie des couleurs (voir encadré à droite). Chaque année, c’est l’occasion pour moi de rencontrer quelques lecteurs de ce blogue. Alors, si le cœur vous en dit, passez nous saluer, moi et ma copine (c’est elle l’artiste, pas moi).
Bon week-end à tous
Bon week-end à tous
04 octobre 2008
Pentes 40-80 : Le maire dit non à un projet de relance
L’annonce le 3 juillet dernier de la fermeture des pentes 40-80 avait secoué la communauté adéloise fortement attachée à ce centre de ski — l’un des premiers au canada — qui, pour plusieurs, est intimement lié au patrimoine adélois. Le 12 septembre dernier, Accès publiait un article annonçant un projet de relance de cette station déposé par Éric Levert un entrepreneur qui œuvre dans le milieu du ski depuis plusieurs années. Ce mercredi, le maire Descoteaux annonçait à l’entrepreneur le rejet de son offre.
Le projet d’Éric Levert avait pour objectif d’assurer «la gestion du centre de ski ainsi que celle des équipements et du programme nautique au Lac Rond, dans le cadre d’une nouvelle vocation que souhaite développer la Ville de Sainte-Adèle». Le promoteur reproche au maire Descoteaux d’avoir refusé en bloc son projet, qui selon le promoteur avait l’appui des citoyens, sans prendre le temps d’appliquer le principe de l’offre et de la contre-offre, comme il est d’usage lors de telle négociation. Sur cette question, le maire Descoteaux répond: «Nous avons évalué son projet sur ce qu’il nous a présenté. On ne peut pas recommencer le travail parce qu’après le dépôt de son projet, M. Levert décide que ce n’était pas ce qu’il voulait proposer. Ce n’est pas sérieux».
«Je déplore qu’on ne puisse pas dialoguer, analyser le pour et le contre, alors qu’à cette étape tout était encore négociable», lance l’entrepreneur qui ne cache pas être sortie amer de cette expérience avec la municipalité de Sainte-Adèle. Il ajoute: «Mes relations avec les intervenants me laissaient croire que ça marcherait. J’ai donc engagé des gens pour travailler sur le projet. Je croyais qu’il y avait une volonté d’explorer différentes avenues pour revitaliser les pentes 40-80. Manifestement, ce n’était pas le cas».
Le maire Descoteaux estime quant à lui que la proposition du promoteur est un dédoublement de services: «Les conditions qui nous ont été présentées ne nous convenaient pas. Il proposait de faire une patinoire et une piste de ski de fond, alors que nous sommes déjà bien équipés en cette matière. De plus, il demandait des garanties financières que nous n’étions pas prêts à accorder. Il fallait remettre à niveaux les remontées mécaniques, ça demandait des investissements de la part de la Ville. Si le promoteur avait voulu les prendre à ses frais, il n’y aurait pas eu de problèmes, mais son offre représentait pour la Ville un risque aussi important que celui que l’on avait avant».
Éric Levert s’explique mal cette logiquement purement pécuniaire lorsque l’on parle d’un projet d’activités récréatives visant la santé des jeunes Adélois. De plus, l’entrepreneur remet en question l’analyse qu’a fait le conseil de son projet: «le chalet de ski est en excellent état et il n’a jamais été question de le détruire pour en reconstruire un nouveau». Il va plus loin: «Il en couterait plus cher de le démolir que de le rénover, selon les personnes que j’ai consultées». L’entrepreneur s’engageait également après deux ans d’activités à «améliorer l’équipement de remonte-pente et à procéder à l’installation d’un système de fabrication de neige artificielle».
Manisfestement choqué par la tournure des événements, Éric Levert conclut: «Les pentes sont mortes et ma relation avec le maire Descoteaux l’est du même coup». Tous les entrepreneurs de la région m’avaient mis en garde de ne pas perdre mon temps avec cette administration. J’ai la nette impression que peu importe la proposition, aucun projet n’aurait passé. Je suis arrivé à minuit moins le quart, mais la messe était déjà dite».
Le projet d’Éric Levert avait pour objectif d’assurer «la gestion du centre de ski ainsi que celle des équipements et du programme nautique au Lac Rond, dans le cadre d’une nouvelle vocation que souhaite développer la Ville de Sainte-Adèle». Le promoteur reproche au maire Descoteaux d’avoir refusé en bloc son projet, qui selon le promoteur avait l’appui des citoyens, sans prendre le temps d’appliquer le principe de l’offre et de la contre-offre, comme il est d’usage lors de telle négociation. Sur cette question, le maire Descoteaux répond: «Nous avons évalué son projet sur ce qu’il nous a présenté. On ne peut pas recommencer le travail parce qu’après le dépôt de son projet, M. Levert décide que ce n’était pas ce qu’il voulait proposer. Ce n’est pas sérieux».«Je déplore qu’on ne puisse pas dialoguer, analyser le pour et le contre, alors qu’à cette étape tout était encore négociable», lance l’entrepreneur qui ne cache pas être sortie amer de cette expérience avec la municipalité de Sainte-Adèle. Il ajoute: «Mes relations avec les intervenants me laissaient croire que ça marcherait. J’ai donc engagé des gens pour travailler sur le projet. Je croyais qu’il y avait une volonté d’explorer différentes avenues pour revitaliser les pentes 40-80. Manifestement, ce n’était pas le cas».
Le maire Descoteaux estime quant à lui que la proposition du promoteur est un dédoublement de services: «Les conditions qui nous ont été présentées ne nous convenaient pas. Il proposait de faire une patinoire et une piste de ski de fond, alors que nous sommes déjà bien équipés en cette matière. De plus, il demandait des garanties financières que nous n’étions pas prêts à accorder. Il fallait remettre à niveaux les remontées mécaniques, ça demandait des investissements de la part de la Ville. Si le promoteur avait voulu les prendre à ses frais, il n’y aurait pas eu de problèmes, mais son offre représentait pour la Ville un risque aussi important que celui que l’on avait avant».
Éric Levert s’explique mal cette logiquement purement pécuniaire lorsque l’on parle d’un projet d’activités récréatives visant la santé des jeunes Adélois. De plus, l’entrepreneur remet en question l’analyse qu’a fait le conseil de son projet: «le chalet de ski est en excellent état et il n’a jamais été question de le détruire pour en reconstruire un nouveau». Il va plus loin: «Il en couterait plus cher de le démolir que de le rénover, selon les personnes que j’ai consultées». L’entrepreneur s’engageait également après deux ans d’activités à «améliorer l’équipement de remonte-pente et à procéder à l’installation d’un système de fabrication de neige artificielle».
Manisfestement choqué par la tournure des événements, Éric Levert conclut: «Les pentes sont mortes et ma relation avec le maire Descoteaux l’est du même coup». Tous les entrepreneurs de la région m’avaient mis en garde de ne pas perdre mon temps avec cette administration. J’ai la nette impression que peu importe la proposition, aucun projet n’aurait passé. Je suis arrivé à minuit moins le quart, mais la messe était déjà dite».
29 septembre 2008
Réunion extraordinaire du conseil municipal
Ce soir, à 19 h, se tiendra une réunion extraordinaire du conseil municipal adélois. Notez que les séances extraordinaires sont désormais annoncées sur le site Internet de la Ville de Sainte-Adèle.
25 septembre 2008
Pentes 40/80 : une proposition
[J'observe, depuis quelque temps, l'émergence d'une volonté de s'exprimer chez les Adélois. Il suffit d'assister à une séance du conseil municipal pour s'en convaincre. À la dernière assemblée, la file de citoyens qui souhaitaient prendre la parole devant le micro s'allongeait jusqu'à la sortie. Plusieurs lecteurs me communiquent des textes pour publication. C'est le cas d' Yvon Nielly, urbaniste, qui pousse même «l'audace» jusqu'à accompagner son texte de sa photo. Je me plais à croire que le travail de journalisme civique entrepris par ce carnet n’est pas étranger à cette prise de parole citoyenne. Bonne lecture!]
Attention à la renaissance monsieur le maire
Récemment, la fermeture des pentes 40/80 par le Conseil municipal mettait fin aux déficits accumulés depuis plusieurs années. L’incapacité financière municipale actuelle nous indique clairement qu’il n’y a pas les centaines de milliers de dollars nécessaires dans le bas de laine. De plus, le bâtiment principal et les équipements alpins sont vétustes et dans une désuétude totale. Je ne peux qu’applaudir votre décision, monsieur le maire. Toutefois, sans vision et sans projet de remplacement, vous ouvrez toute grande la porte aux spéculateurs, aux vendeurs d’idées, aux initiés du rêve.
Un retour à la vocation initiale des pentes 40/80 m’apparaît plutôt surréaliste et toute aventure qui viserait à prolonger son agonie ne m’apparaît pas non plus la solution. Mes années passées à la ville m’ont appris qu’une certaine méfiance s’impose dans une telle situation. Dans un passé pas si lointain, certains promoteurs et spéculateurs sont arrivés avec des idées qui devaient sauver la ville, si j’utilise bien leur terme. Dans bien des cas, nous n’avons sauvé que les meubles et encore. Certains d’entre eux ont souvent inutilement soutiré l’énergie des dirigeants. Des idées, beaucoup de gens peuvent vous en donner, monsieur le maire. Toutefois, avoir les moyens financiers de les réaliser peut être une tout autre paire de manches. Hélas, ce sont souvent des projets privés qui appuient leur mode de financement sur des subventions à venir. Le gouvernement, la municipalité et les organismes économiques régionaux sont sollicités. Ces formes d’aide sont trop souvent ponctuelles, non récurrentes et n’assurent en rien la pérennité des projets qu’ils soutiennent. La capacité financière doit être avant tout celle du promoteur.
Ces modèles sont fragiles et plus souvent qu’autrement, ne tiennent pas la route. Plus récemment, on n’a qu’à se rappeler l’exemple de la Rolland où la ville venue à la rescousse a accumulé des déficits importants. Un tel exemple devrait à lui seul nous interpeller.
Sainte-Adèle profite de la présence de deux centres de ski dont la renommée ne fait aucun doute. Le Mont Gabriel et le Mont Chantecler rivalisent en qualité et réussissent bon an mal an à offrir un service impeccable aux skieurs. D'ailleurs, beaucoup d’enfants de la région y suivent des cours de ski à tous les niveaux. N’y aurait-il pas lieu d’établir un partenariat avec ces entreprises? Ainsi, les enfants de Sainte-Adèle adeptes du ski, pourraient profiter de certains avantages négociés par la Ville. Voilà un compromis qui ne nécessite pas un investissement massif. Pourquoi les enfants de Sainte-Adèle ne profiteraient-ils pas de l’un ou l’autre des centres de ski situés à leur porte? D’ailleurs, ski-études y entraîne déjà l’élite du ski.
Sommes-nous suffisamment proactifs, monsieur le maire?
Que faire du site des pentes 40/80 ?
Je me permettrai une suggestion, laquelle est basée sur un courant de société. Notre petite ville à deux avantages marqués qui la distingue de bien d’autres. Un lac naturel et une montagne en plein cœur de la ville. L’accès au lac Rond a presque échappé à la communauté, le pourtour étant privé à plus de 95 %. Le versant sud de la montagne 40/80, quant à lui, est demeuré entièrement municipal. À cet égard, il pourrait faire place à un projet public audacieux et rassembleur qui tiendrait compte d’un impératif indiscutable, l’environnement.
Établir une planification pour l’aménagement d’un premier parc thématique urbain au Québec, consacré aux écosystèmes forestiers. Voilà, à mon avis, le genre de projet public dont plusieurs rêvent. Ainsi, son caractère public et innovateur permettrait d’y associer les partenaires des gouvernements provincial et fédéral. Actuellement, le domaine foncier de Sainte-Adèle est presque totalement privé et les espaces verts publics se font rares ou inaccessibles. Pourquoi ne pas se distinguer et mettre en valeur ce que l’on a près de notre fenêtre? Nous vivons dans un courant vert, à nous d’assumer maintenant nos responsabilités pour les générations futures. Cela s’appelle passer de la parole aux actes. Qu’en pensent les trois urbanistes du service d’urbanisme de la Ville, le Comité consultatif d’urbanisme et le Comité aviseur en environnement ?
Monsieur le maire, la mise en place d’un tel projet permettrait de vous applaudir à nouveau. L’occasion serait également bien choisie pour trouver un nom plus représentatif et plus original pour ce nouveau parc.
Yvon Nielly
Attention à la renaissance monsieur le maire
Récemment, la fermeture des pentes 40/80 par le Conseil municipal mettait fin aux déficits accumulés depuis plusieurs années. L’incapacité financière municipale actuelle nous indique clairement qu’il n’y a pas les centaines de milliers de dollars nécessaires dans le bas de laine. De plus, le bâtiment principal et les équipements alpins sont vétustes et dans une désuétude totale. Je ne peux qu’applaudir votre décision, monsieur le maire. Toutefois, sans vision et sans projet de remplacement, vous ouvrez toute grande la porte aux spéculateurs, aux vendeurs d’idées, aux initiés du rêve.Un retour à la vocation initiale des pentes 40/80 m’apparaît plutôt surréaliste et toute aventure qui viserait à prolonger son agonie ne m’apparaît pas non plus la solution. Mes années passées à la ville m’ont appris qu’une certaine méfiance s’impose dans une telle situation. Dans un passé pas si lointain, certains promoteurs et spéculateurs sont arrivés avec des idées qui devaient sauver la ville, si j’utilise bien leur terme. Dans bien des cas, nous n’avons sauvé que les meubles et encore. Certains d’entre eux ont souvent inutilement soutiré l’énergie des dirigeants. Des idées, beaucoup de gens peuvent vous en donner, monsieur le maire. Toutefois, avoir les moyens financiers de les réaliser peut être une tout autre paire de manches. Hélas, ce sont souvent des projets privés qui appuient leur mode de financement sur des subventions à venir. Le gouvernement, la municipalité et les organismes économiques régionaux sont sollicités. Ces formes d’aide sont trop souvent ponctuelles, non récurrentes et n’assurent en rien la pérennité des projets qu’ils soutiennent. La capacité financière doit être avant tout celle du promoteur.
Ces modèles sont fragiles et plus souvent qu’autrement, ne tiennent pas la route. Plus récemment, on n’a qu’à se rappeler l’exemple de la Rolland où la ville venue à la rescousse a accumulé des déficits importants. Un tel exemple devrait à lui seul nous interpeller.
Sainte-Adèle profite de la présence de deux centres de ski dont la renommée ne fait aucun doute. Le Mont Gabriel et le Mont Chantecler rivalisent en qualité et réussissent bon an mal an à offrir un service impeccable aux skieurs. D'ailleurs, beaucoup d’enfants de la région y suivent des cours de ski à tous les niveaux. N’y aurait-il pas lieu d’établir un partenariat avec ces entreprises? Ainsi, les enfants de Sainte-Adèle adeptes du ski, pourraient profiter de certains avantages négociés par la Ville. Voilà un compromis qui ne nécessite pas un investissement massif. Pourquoi les enfants de Sainte-Adèle ne profiteraient-ils pas de l’un ou l’autre des centres de ski situés à leur porte? D’ailleurs, ski-études y entraîne déjà l’élite du ski.
Sommes-nous suffisamment proactifs, monsieur le maire?
Que faire du site des pentes 40/80 ?
Je me permettrai une suggestion, laquelle est basée sur un courant de société. Notre petite ville à deux avantages marqués qui la distingue de bien d’autres. Un lac naturel et une montagne en plein cœur de la ville. L’accès au lac Rond a presque échappé à la communauté, le pourtour étant privé à plus de 95 %. Le versant sud de la montagne 40/80, quant à lui, est demeuré entièrement municipal. À cet égard, il pourrait faire place à un projet public audacieux et rassembleur qui tiendrait compte d’un impératif indiscutable, l’environnement.Établir une planification pour l’aménagement d’un premier parc thématique urbain au Québec, consacré aux écosystèmes forestiers. Voilà, à mon avis, le genre de projet public dont plusieurs rêvent. Ainsi, son caractère public et innovateur permettrait d’y associer les partenaires des gouvernements provincial et fédéral. Actuellement, le domaine foncier de Sainte-Adèle est presque totalement privé et les espaces verts publics se font rares ou inaccessibles. Pourquoi ne pas se distinguer et mettre en valeur ce que l’on a près de notre fenêtre? Nous vivons dans un courant vert, à nous d’assumer maintenant nos responsabilités pour les générations futures. Cela s’appelle passer de la parole aux actes. Qu’en pensent les trois urbanistes du service d’urbanisme de la Ville, le Comité consultatif d’urbanisme et le Comité aviseur en environnement ?
Monsieur le maire, la mise en place d’un tel projet permettrait de vous applaudir à nouveau. L’occasion serait également bien choisie pour trouver un nom plus représentatif et plus original pour ce nouveau parc.
Yvon Nielly
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