«Le journalisme civique vise à fournir aux gens des possibilités d'intervention afin de les amener à agir, et encourager l'interactivité entre les journalistes et les citoyens. Il cherche à créer un dialogue avec les lecteurs, au lieu de se borner à transmettre les informations en sens unique et à inonder le public de données, comme cela se passe si souvent dans le journalisme traditionnel.»


— Jan Schaffer, directeur du Pew Center For Civic Journalism

10 novembre 2007

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait? [Billet week-end]

Lors de sa participation à la Farandole des arts visuels de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, ma copine et moi avons eu un coup de cœur pour cette toile de l’artiste-peintre Sylvie Nadon intitulée : Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait?

Je l’aime cette toile. C’est le genre d’œuvre «à développement» qui vous propose le début d’une histoire et vous laisse trouver la suite. Un oiseau se pose sur une épaule. Un mouvement suspendu de la main, un regard complice, beaucoup de tendresse et de simplicité dans cette scène.

Peut-être me rappelle-t-elle ce petit chardonneret tombé de son nid. Nous lui avions appris à voler. Il passait ses journées sur les branches de l’arbre près du balcon et rentrait le soir à la maison pour s’endormir sur notre épaule en gonflant ses petites plumes. Un jour, quand il fut prêt, il est parti. Il nous a manqué ce petit visiteur incongru qui pendant quelques semaines a bouleversé notre quotidien. Ceux qui ont sauvé un petit animal pour ensuite le rendre à la nature me comprendront. Ça vous branche sur quelque chose qui est difficile à décrire. Une émotion simple et bienfaisante. Ça me rappelle ce passage du Petit Prince: «On ne connaît que les choses qu'on apprivoise.» Apprivoiser c’est aussi défricher en nous-mêmes. C’est voir les choses autrement, d’un autre point de vue. C’est surtout créer des liens.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait? C’est la question que ma copine et moi nous sommes posée lorsque notre drôle d’oiseau a décidé de mettre le cap sur une vie plus… volatile.


Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait?
Acrylique sur toile 10 x 10

3 commentaires:

baron empain a dit...

Sylvie Nadon ressemble drolement à tous les personnages dans ses tableaux. Coincidence? ;)

André Bérard a dit...

@ Baron

Vous avez tout à fait raison. J'avais aussi remarqué la ressemblance entre elle et ses personnages.

Karaté girl a dit...

Cette toile me fait penser à celle d'une bonne amie à moi, une artiste de grand talent.
J'ai toujours aimé les oeuvres où le détail est omniprésent.