«Le journalisme civique vise à fournir aux gens des possibilités d'intervention afin de les amener à agir, et encourager l'interactivité entre les journalistes et les citoyens. Il cherche à créer un dialogue avec les lecteurs, au lieu de se borner à transmettre les informations en sens unique et à inonder le public de données, comme cela se passe si souvent dans le journalisme traditionnel.»


— Jan Schaffer, directeur du Pew Center For Civic Journalism

10 mars 2008

Je vous salue mairie pleine de grâce

Une source m’informe qu’un procureur dans «l’affaire Lupien» affirmerait publiquement que je présente dans ce blogue des extraits des interrogatoires effectués dans les causes opposants le citoyen Marc Lupien et la Ville. Je mets au défi le procureur en question de m’indiquer un seul billet où je présente un supposé extrait. J’ai en effet en ma possession les transcriptions des interrogatoires, notamment ceux de Tim Watchorn, Daniel Racette, Michel Rousseau, Jean-Paul Cardinal et André Mongeau. Il m’arrive en effet de traiter du sujet dans ce blogue, mais je n’ai jamais reproduit, contrairement aux allégations du procureur, un extrait des interrogatoires. Selon certains avocats, je pourrais le faire, d’autres affirment le contraire. Le procureur en cause flirterait-il avec la diffamation? L’homme semble ne pas vouloir qu’on soulève le sujet dans les tribunes comme celles-ci. Adélois, paye et ferme ta gueule!

Je tiens à souligner à ce maître que dans cette affaire, ses frais sont assumés par les Adélois qui sont par le fait même ses employeurs. Leurs questions en deviennent d’autant plus légitimes. N’oublions pas que le «cas» se résume à illuminer une structure métallique avec de simples ampoules et de passer à l’occasion sur le terrain d’un citoyen afin de s’assurer que rien ne flotte dans le bassin d’eau potable du Sommet Bleu. Vous pouvez vous évertuer à nous faire avaler que c’est beaucoup plus compliqué que ça, mais l’énoncé des faits reste d’une inquiétante simplicité. On nous dit que jusqu’à maintenant, les citoyens adélois ont englouti environ 250,000 $ dans cette histoire ( je vous salue mairie pleine de grâce!). On nous dit que la conclusion n’est pas attendue avant 2014. Le compteur tourne, les finances de la Ville s’assèchent dans un combat qui n’est pas celui de l’ensemble des Adélois. La cause vaut-elle les sommes qui y sont engouffrées? N'en déplaise au procureur de la Ville qui ne goûte pas les questionnements des vaches à lait, un doute commence à poindre dans l’esprit des citoyens. Parfois, il est salutaire de prendre du recul et de regarder les choses dans leur ensemble. Cette tragicomédie a assez duré, mais de toute évidence, certains acteurs souhaitent malgré tout un rappel.

Marcel Gamache n’est pas mort, il écrit pour Sainte-Adèle!

La partie devient lassante et surtout inutilement couteuse. Qu’arrivera-t-il quand il ne restera qu’un frappeur sur le terrain, alors que les estrades auront été désertées par les citoyens, que les équipes auront regagné le vestiaire? Il restera un joueur solitaire accroché à son bâton qui criera dans un stade désert: «enwoye la ta balle!»

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3 commentaires:

thesam a dit...

Finalement, C'étais écrit dans le ciel.

J-P a dit...

Je me demande toujours dans pareil cas idem pour Rawdon ce qui pousse des élus à agir de la sorte:envoyer des hordes d'avocats (toujours prêts à défendre Goliath contre David) ( et) où une meute de policiers aux crocs acérés (toujours prêts à jouer les gros bras pour saisir ordinateurs et souris):qu'ont ils donc à se reprocher?si rien pourquoi ont ils si peurs et agissent ils de la sorte? comme le disait si bien Coluche:'' la difference entre la dictature et la démocratie c'est pour la 1ere ,''ferme ta gueule '',pour la 2eme c'est ''cause toujours'',on dirait que la frontière entre les 2 se rétrécie de jour en jour....

Anonyme a dit...

DEmande a frank bo$co