«Le journalisme civique vise à fournir aux gens des possibilités d'intervention afin de les amener à agir, et encourager l'interactivité entre les journalistes et les citoyens. Il cherche à créer un dialogue avec les lecteurs, au lieu de se borner à transmettre les informations en sens unique et à inonder le public de données, comme cela se passe si souvent dans le journalisme traditionnel.»


— Jan Schaffer, directeur du Pew Center For Civic Journalism

05 avril 2007

Une richesse de Sainte-Adèle

Récemment, je publiais le commentaire de M. Deslauriers dans le billet point de vue de l’acheteur. M. Deslaurier nous écrit à nouveau :

Bonjour à tous,

Nous étions effectivement 14 à randonner le Mont Baldy, les Palissades, le lac Gascon, jusqu'à la rivière du Nord. Notre groupe de plein-air rayonne à partir de Montréal vers des destinations très variées. Nous avons vu de nombreux beaux endroits. Définitivement, pour ces attraits, celui-là a le calibre d'un parc national. Il est à souhaiter que les propriétaires des lieux aient la générosité de les garder intacts pour les générations à venir.

Antoine Deslauriers

TripLevé, social et grand-air

Je m’inquiète de l’avenir de ce territoire, qui comme le souligne M. Deslauriers, est l’un des plus beaux de la région. Nous savons qu’un contentieux opposant le propriétaire, M. Depatie, et la ville de Sainte-Adèle, s’est mal terminé, puisqu’une affiche annonce désormais que le sentier est fermé (plus précisément qu'il n'est plus entretenue par la Ville). Je sais que la mésentente gravite autour d’un droit de passage. J’essaierai d’en savoir plus. M. Depatie est un homme difficile à joindre et peu loquace. La conseillère Josée Barbeau, présidente de la commission Plein air et environnement et membre du Comité Aviseur en Environnement pourrait sans doute nous éclairer sur le sujet.

À suivre

La chênaie vue de l'entrée







La chênaie vue de l'entrée du sentier de la Rivière-du-Nord








Photos: André Bérard et Dominique Beauregard

7 commentaires:

Anonyme a dit...

J'ai entendu dire de bonne source, que M.Despati voulait développer le coin. Apparemment il ne serait pas d'accord avec le droit de passage. Pas jojo de la part de M.Despati.

André Bérard a dit...

@ anonyme

Je préfère ne pas commenter, sinon je vais me laisser aller à des débordements déplaisants. Si je ne m'abuse, la Ville avait une bonne attitude dans ce dossier. J'appuierai sans réserve toute démarche visant la protection de ce territoire.

Un dossier à suivre

jo-anne a dit...

Cher M. Berard, anonyme et autres:
Et si le terrain était a vous et qu’on vous empêche de construire une remise ou un garage a cause d’une couple de BS (des gens qui ont du bon sens) qui veulent admirer la nature sur votre terrain votre réaction serait elle la même?
Et si je m’installe dans votre salon pour admirer les flocons de neiges qui tombent dehors seriez vous aussi d’accord?
Vous demandez toujours aux autres de faire des sacrifices
Ce Monsieur a peut être payer son terrain avec de la vrai argent gagner durement c’est a lui,
c’est son terrain et c’est son droit fondamental d’en jouir et d’en faire jouir qui il veut
pas le monde entier.
point final.

André Bérard a dit...

Êtes-vous au courant de ce dossier? Droit de passage, etc. Oui, non? Pourquoi y a-t-il un contentieux entre le propriétaire et la Ville? Pourquoi ne pas concilier propriété privée et protection de l’environnement? Des questions légitimes, non? Sachez que ça fait maintenant 15 ans que nous ramassons bénévolement les détritus des randonneurs sur les terres de ce monsieur. Pourquoi le fait-on? Parce que c’est bien et que nous adorons cet endroit, simplement. Tout ne se résume pas à une histoire de propriété. M. Depatie peut effectivement faire ce qu’il veut de ses terres, mais il pourrait également faire quelque chose de bien et les protéger. C’est une suggestion.

Pour répondre à votre question : oui, si ces terres m'appartenaient, je les confierais aux bons soins de la société de protection foncière de Sainte-Adèle. Si j'étais riche au point que les dollars me sortent par les narines, je ne vendrais pas en lots ce paysage unique. Je choisirais de léguer aux générations futures ce patrimoine naturel. Des notions qui vous échapperont sans doute. En passant, vous n’avez pas répondu à notre invitation concernant le dossier de La Rolland. Ne me dites pas que vous êtes à ce point timide. Vous ne voulez pas faire un effort pour écouter tous les points de vue? Ça vous demanderait un trop gros effort? Tiens, tiens! Ça ne vous intéresse pas de trouver où sont allés les 15 millions de dollars adélois injectés dans un parc qui ressemble à une usine bombardée?

Bien que je sois convaincu que vous n’aurez jamais assez de cran pour faire un véritable tour de la question, je vous lance à nouveau l’invitation.

Et en passant, si vous n'aimez pas ce carnet, pourquoi y participer?

Anonyme a dit...

jojo y a t-il un autre moyen de gagner de l'Argent a part de travailler durement ?

drole de comentaire de votre part, inquiétant ?

baron empain a dit...

"La terre n'appartient pas à nous, nous appartenons à la terre" - Chef Seattle

André Bérard a dit...

@ Baron Empain

Dans le cas qui nous intéresse, il faudra signer un traité avec le chef Depatie! ;-)