«Le journalisme civique vise à fournir aux gens des possibilités d'intervention afin de les amener à agir, et encourager l'interactivité entre les journalistes et les citoyens. Il cherche à créer un dialogue avec les lecteurs, au lieu de se borner à transmettre les informations en sens unique et à inonder le public de données, comme cela se passe si souvent dans le journalisme traditionnel.»


— Jan Schaffer, directeur du Pew Center For Civic Journalism

25 septembre 2007

Appel à tous

Mes appels à tous étant généralement fructueux (le dernier concernant les Condos Delacroix m’occupe encore), je tente une expérience avec vous. Moi et d’autres citoyens préparons des demandes de documents par le biais de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels ( appelée à tort Loi sur l’accès à l’information). Mes demandes viseront, entre autres, les dossiers suivants:

  • L’entente de départ intervenu entre le directeur général André Mongeaau et la Ville de Sainte-Adèle.
  • Les conclusions de l’enquête concernant le directeur général.
  • Le parc d’affaires La Rolland : les transferts de fonds, les règlements d’emprunts, etc.
  • Les frais totaux d’avocats de la Ville pour les années 2005, 2006 et 2007.

Si vous avez en tête des documents précis à cibler concernant ces dossiers (ou d’autres), je vous invite à le faire, soit par courriel, ou en laissant un commentaire. Si deux têtes valent mieux qu’une, j’imagine que plusieurs centaines doivent valoir leur pesant d’or. Je sais que certains lecteurs possèdent des informations précieuses. J’invite ces derniers à communiquer avec moi par courriel. Je vous garantis le respect de votre anonymat et la plus grande discrétion.

La parole est à vous

10 commentaires:

Anonyme a dit...

Comment nous coute la démission de Cardinal ?

Anonyme a dit...

voir certaine res conseil interessante 2006

L'éternel touriste a dit...

On verra bien le degré de transparence des élu-e-s restants, sinon cela va faire augmenter la note de frais juridique

Clic a dit...

Voir le site internet de la Commission d'accès à l'information à la section lettre type, pour obtenir un exemple de demande très facile à copier,pour obtenir des renseignements de la municipalité. Vous trouverez également un exemple de lettre pour demander une révision de la décision du responsable en cas de refus. Citoyens de Ste-Adèle, exiger de la transparence!

Clic a dit...

Correction d'une faute précédente...on doit lire "exigez"
P.S; nous désignons cette loi à tort comme la loi d'accès à l'information. En fait, il s'agit du nom de la loi fédérale,quand nous devons demander des renseignements au gouvernement canadien. Elle a fait souvent la manchette dans le scandale des commandites, d'où notre méprise...bien compréhensible.Quand nous demandons des renseignements à une municipalité, nous devons invoquer la loi provinciale qui porte le nom mentionné dans votre article.

Anonyme a dit...

M.Bérard,

Premièrement mes excuses. Mon commentaire n'a pas rapport avec votre billet.

Je sais que vous êtes proche du journal Accès, et je me pose des questions en lisant l'éditorial de M.Allard. Sûrement que vous aurez réponse à ce sujet, je n'en doute aucument.

D'abord, je ne suis pas un défenseur de l'administration de la Ville de Sainte-Adèle, tout au contraire. Mais disons que pour cette fois-çi je serai neutre. Donc aux habituels de ce blogue, évitez de penser que je suis dans la gagne à Cardinal, je vous jure que ce n'est pas le cas.

M. Bérard, je crois que dans tout les acteurs qui jouent dans ce drame adélois, vous êtes un des plus honnête. En conséquence je vous demande votre avis. Lorsque M.Dallard écrit dans son édito, a proppos de messieurs Lessard et Lupien :"C'est clairvoyant de la part de ces citoyens qui ont démontré leur attachement au bien-être de leur municipalité (sic) longtemps seuls à se démener contre une machine asourdisante.", est-ce que M.Dallard fait preuve de naïveté ou de malhonneté?

Je veux bien croire que le maire, et le directeur étaient peut-être des crosseurs. L'avenir nous le dira. Mais croire que Lessard et Lupien sont attachés au bien être de Sainte Adèle, laissez moi en douter.

M.Lupien avec son manoir et son argent faisant fit des règlements
et PAII. Son manoir dépassant de loin ce qui était prévu, déboisant sans vergnogne pour mettre en valeur son pouvoir et sa richesse?

M.Lessard ancien conseiller de Vision Montréal, disparu de la scène Montréalaise sur des odeurs de corruption? Probablement payé par M.Lupien?

Tiens, un beau défit pour vous M.Bérard, un bel article sur ces deux compaires et cela sans complaisance. Allez chercher l'opinion de quelques adélois sur le mannoir de M.Lupien, allez faire uen recherche dans les dossiers judiciaires de la ville de Montréal, pour en connaître un peu plus sur M.Béranger...

Et oui je signe Anonyme, j'ai peur de Messieurs Lessard et Lupien moi, et vous?

Anonyme a dit...

Cher m. Anonyme, je suis parfaitement d'accord avec vous... J'ai l'impression que Lupien et Lessard essaie de prendre le contrôle de la ville de Sainte-Adèle et jusqu'à présent ça semble fonctionner... Mongeau parti, Cardinal parti, poursuites qui coûtent extrêmement chères à la ville, demande de mise sous tutelle, sans compter vous et moi qui préférons demeurer anonyme de peur de représailles...

André Bérard a dit...

@ Anonyme 10:32 PM

Cher anonyme,

Comme j’aime le genre de question que vous posez! Vraiment. Une question de fond, comme je les aime.

Concernant l’extrait du texte de M. Dallard. Je vous assure que le rédacteur en chef n’est pas malhonnête. Encore moins naïf. Seulement, il doit faire le tour de la question, sans a priori, afin de débusquer certaines réponses qui se cachent depuis trop longtemps dans la jungle politique adéloise. Au-delà du fait que M. Lupien et M. Lessard n’aient pas bonne presse dans notre ville, il n’en demeure pas moins qu’ils sont des citoyens qui ont eux aussi goûtés aux méthodes de l’administration moribonde de «Cardinal et sa gang.» Lupien et Lessard sont-ils plus courageux que vous et moi? Je crois qu’ils ont simplement le courage de leurs moyens.

Il faut éviter à tout prix de mêler les dossiers et les événements. Évitons les pièges d’une analyse des faits inspirée du pendule oscillant entre deux extrêmes. La vérité est le plus souvent au milieu, lorsqu’ont cessé les balancements.

J’ai effectué des recherches sur M. Lessard, et pour moi, il est clair que ce n’est ni «l’homme de la situation» ni le sauveur de Sainte-Adèle. Une simple consultation dans les archives de presse m’en a convaincu hors de tout doute. Seulement, MM. Lupien et Lessard sont peut-être les seuls à disposer de moyens financiers permettant de remettre à l’ordre une administration dirigée par des firmes d’avocats et de relations publiques. Une administration qui ne cesse de mentir aux citoyens sous le couvert d’ententes privées payées avec vos taxes. Une administration où les «magouilles à la petite semaine» représentent l’ordinaire (j’ai vu des papiers le confirmant).
Qui coûte le plus cher à Sainte-Adèle en ce moment? Lupien, Lessard? Sûrement pas. Je crois que l’administration en place s’acquitte avec brio de la dilapidation des fonds publics dans des poursuites aussi absurdes, coûteuses et condamnables les unes que les autres. De plus, le changement de zonage «sur mesure» accordé à Attitude Nord, nuira davantage au secteur de l’hébergement à Sainte-Adèle que tous les textes publiés dans ce carnet et dans tous les médias régionaux.

Pour conclure, contrairement à vous, je n’ai peur ni de M. Lupien, ni de M. Lessard. Pourquoi? Parce qu’ils ne représentent pas une menace, simplement. Ils sont des citoyens comme vous et moi. Vous avez des questions à leur adresser, je me ferai un plaisir de les poser en votre nom dans le cadre d’un article. L’invitation est lancée à tous les lecteurs. Armée de vos questions, j’irais cogner à leurs portes et relèverai le défi que vous me lancez.

Accepteront-ils?

J’invite aussi Éric-Olivier Dallard à préciser, s’il le souhaite, l’extrait qui vous laisse perplexe.

Clic a dit...

Actuellement, le degré de transparence de l'administration de Ste-Adèle me semble comparable à celui de l'eau que l'on y consomme , s'y j'en juge par la dernière assemblée du Conseil municipal. Vous avez bien raison M. Bérard, les vrais responsables du chaos actuel ne sont pas ceux qui le dénoncent . C'est bien beau "d'aller de l'avant" madame la mairesse, mais...c'est exactement ce qu'un chauffard complètement ivre se dit lorsqu'il heurte un piéton... Aller de l'avant c'est apporter de l'aide, réparer les dégâts , respecter les victimes et assumer courageusement ses responsabilités. A Ste-Adèle on engage des avocats pour poursuivre le piéton et on fait un chèque au responsable de l'accident...

Eric-Ol. Dallard a dit...

Chers anonymes,

Vous m'apostrophez, comme le mentionne si bien M. Bérard, sur «une question de fond».
En fait, en obervateur éclairé de la scène municipale (ce dont vos observations témoignent), vous l'aurez remarqué, ce genre de dossier exige plus d'être abordé dans la nuance que dans les déclarations «à l'emporte-pièce». Le cas de M. Lupien, pour moi, se situe dans ces zones où se terre la vérité, entre gris-clair et gris-foncé. Bien entendu que ses motivations peuvent être entremêlées; les miennes, les vôtres, le sont toujours un peu aussi. C'est pourquoi, quand il réclame la tutelle, je tente d'en faire ressortir les aspects sinon dangereux, du moins inquiétants (dans l'édito que vous mentionnez); en revanche, que nombre de ses actions aient contribué, ultimement, à assainir l'air ambiant à Ste-Adèle, pour moi ne fait pas de doute: je vous réfère à l'analyse de M. Bérard sur la question, dans la réponse qu'il vous adresse.
En outre, je tiens à vous mentionner qu'avant de couvrir certains dossiers mettant en cause M. Lupien, j'ai pris le temps de bien me renseigner sur ses divers antécédents et particulièrement sur ceux mettant en cause ce à quoi vous faites référence: le (non-)respect des règlements municipaux dans la construction de son «manoir». Je peux vous confirmer que, bien que des avis d'infraction aient été émis, jamais ils n'ont débouché sur une quelconque condamnation par la Ville concernant cette construction (ni concernant quoi que ce soit d'autre d'ailleurs). Rien de cet ordre n'a été enregistré contre ce citoyen non plus en ce qui concerne la hauteur du toit, les croquis rapportés par la presse locale à ce sujet ayant été commandés par la Ville, et ne correspondant pas, à la fin, au toit qui a été placé sur le bâtiment (vous pouvez comparer, si vous avez encore ces croquis).
Je ne veux pas excuser, bien entendu, le caractère parfois cavalier de ce citoyen singulier (qui, pour la petite histoire et il y a peu de temps encore, m'a signifié par huissier une mise en demeure en bonne et due forme!) Je veux simplement vous expliquer l'une des nombreuses facettes de ma démarche journalistique qui consiste à m'assurer d'une certaine «crédibilité» des interlocuteurs auxquels je fais face et qui alimentent mon travail. S'en tenir aux faits pour cerner un individu n'est pas, bien évidemment, entièrement satisfaisant, mais recèle l'indéniable avantage d'éviter confusions et méprises.

Je le répète: je ne veux pas excuser le caractère parfois cavalier de ce citoyen singulier... Mais je m'en voudrais aussi de faire l'impasse sur une réalité: les actions (juridiques surtout) menées par M. Lupien ont contribué à faire la lumière sur des situations sombres, obscurcissant la beauté de Ste-Adèle.

Du reste, je vous concède que votre «(sic)» suivant mes mots «démontrant leur attachement au bien-être de leur municipalité» n'aurait peut-être pas été, du moins en partie, superflu...

Merci de demeurer attentif aux possibles dérappages que nous pouvons parfois commettre, dans le feu de l'action journalistique.