
Aujourd’hui, près de trois semaines après la première consultation, alors que notre blessé tentait de refaire son atèle, il a appuyé encore une fois sur la zone douloureuse et a entendu le désagréable «clac.» Se doutant bien qu’il y avait là quelque chose de pas normal et voulant en avoir le cœur net, il s’est rendu à la clinique médicale de Sainte-Adèle et a exigé une radiographie de la partie «bruyante» de sa jambe. Le cliché ne laisse place à aucun doute : fracture du péroné (voir l'image). Ce qui m’étonne, c’est que malgré le fait qu’il a mentionné le bruit et la douleur au premier médecin, ce dernier n’a pas jugé utile d’exiger une radiographie plus complète de la jambe. Trois semaines après l’accident, c’est le patient lui-même qui a découvert cette fracture. Que serait-il arrivé si notre blessé n’avait pas exigé cette deuxième radiographie? Le premier médecin qui a examiné notre homme a fait preuve d’un manquement grave en ne tenant pas compte des commentaires de son patient. Son diagnostic incomplet aurait pu avoir des conséquences graves pour le blessé
La morale de cette histoire: soyez vigilant et n’hésitez pas à questionner vos médecins, même ceux qui sont pressés et qui ne vous écoutent que d’une oreille distraite.
Je laisse le soin à la victime de s’identifier si elle le souhaite.
