Le journal Accès a la confirmation qu’un petit groupe de commerçants membres de la chambre de commerce de Sainte-Adèle a organisé «une période de temps plus dure pour le journal Accès.» Parallèlement, nous constatons depuis plusieurs semaines qu’il est difficile de se procurer des exemplaires de l’Accès dans les principaux points de distributions adélois. Je reçois personnellement des messages à ce sujet de citoyens qui se questionnent sur cette situation.
En mars dernier, j’ai mené ma petite enquête. J’ai en effet noté que les présentoirs d’Accès du Métro, de la caisse populaire Desjardins et du IGA étaient vides. Je me suis rendu à Saint-Sauveur pour constater que L’Accès était bel et bien distribué. Même chose du côté de Val-David et de Sainte-Agathe où les présentoirs étaient bien garnis. La distribution du journal se fait depuis le sud vers le nord. Il est donc étrange de constater que seule la ville de Sainte-Adèle est en «pénurie» d’Accès. Je ne conclus pas que le boycottage organisé par certains commerçants adélois est relié à ce vidage des points de distribution. Seulement, le synchronisme des événements est troublant et soulève des questions.
Je connais le nom de l’initiateur du boycottage. C’est un membre de la chambre de commerce de Sainte-Adèle. Je n’ai pas à dévoiler son nom ici, car c’est une affaire concernant le journal et l’individu. Le geste du commerçant est condamnable, car il jette le discrédit sur l’ensemble des membres de la chambre de commerce. Je souhaite que la directrice et le président de la CCSA ainsi que le maire Descoteaux (la Ville finance en partie la CCSA) prennent position publiquement et condamne une telle pratique rétrograde. Que ce commerçant et ses acolytes sachent que contrairement à ce qu’ils soutiennent, le journal Accès et ce blogue ne s’acharnent aucunement sur la Ville de Sainte-Adèle. Ce sont les Adélois eux-mêmes qui nous communiquent les informations, cherchant à faire connaître des situations qu’ils jugent inacceptables. En s’attaquant à un média, ce groupuscule foule aux pieds non seulement la liberté d’expression, mais tout un mouvement citoyen, et ce, par crainte de voir leurs recettes diminuées. Dans ce contexte, qui nuit le plus à Sainte-Adèle? Comment s’étonner ensuite que la CCSA n’ait pas bonne presse auprès des citoyens adélois?
J’invite également les membres de la CCSA qui désapprouvent de telles pratiques à prendre position publiquement.
Toute cette histoire rappelle Fahrenheit 451
Photos prises un samedi du mois de mars
Sainte-Adèle:



Val-David et Sainte-Agathe:


Photos: André Bérard